LE CHAT DANS LES ARTS
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LES CHATS DANS LA CHANSON

Les chats ont toujours eu une place particulière dans notre univers musical. De nombreux artistes de styles totalement différents se réfèrent aux chats dans leurs chansons. Des siècles précédents à aujourd'hui, le chat a traversé le temps et a inspiré nombre d'auteurs et d'interprètes.

Des comptines font allusion à ce petit félin, l'une des plus célèbres étant sans doute "La mère Michel", popularisée autour de 1820 mais dont il semblerait que l'air provienne du XVIIème siècle.

En 1884, Aristide Bruant popularise le cabaret de Montmartre, "Le Chat Noir"

Aristide Bruant


Je cherche fortune,
Autour du Chat Noir,
Au clair de la lune,
A Montmartre !
Je cherche fortune,
Autour du Chat Noir,
Au clair de la lune,
A Montmartre, le soir.

La lune était plus sombre,
En haut les chats braillaient,
Quand j'aperçus, dans l'ombre,
Deux grands yeux qui brillaient.
Une voix de rogomme
Me cria : Nom d'un chien !
Je vous y prends, jeune homme,
Que faites-vous ? - Moi... rien...

En 1927, Le Tango du chat raconte l'histoire malheureuse d'un amour tragique entre un matou amoureux et sa belle, qui finit en civet à la fin de la chanson! Berthe Sylva, chanteuse réaliste, chante la tragédie.

Ecoutez un extrait

Y avait une fois sur une toiture
Un matou de fort belle allure
Qui aimait d' façon délicate
Une chatte, une chatte,
Le soir, pendant des heures entières
Assis sur le bord d' la gouttière
En passant sa patte sur son museau
Il la guettait, amoroso,
Et quand elle passait près de lui
Tout doucement, dans la nuit

Il faisait miaou
Tendrement miaou
Et les chats du voisinage
En écoutant ce langage
Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

Mais un beau soir, quelle infortune !
Avec un autre, au clair de lune
Le chat aperçut son ingrate
Petite chatte, petite chatte,
Le lendemain, plein de tristesse
Comme il lui disait "Tu m' délaisses"
Elle répondit d'un air effronté
"J'ai bien d'autres chats à fouetter"
Sortant ses griffes aussitôt,
Tout en faisant le gros dos

Il faisait miaou
Rageusement miaou
Et les chats du voisinage
En écoutant ce langage
Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

Le chat bouda près d'une semaine
Puis s'en revint le cœur en peine
Faire ses excuses les plus plates
A sa chatte, à sa chatte
Mais comme il cherchait la cruelle
Il apprit, horrible nouvelle,
Qu'un cuisinier hélas l'avait fait
Cuire un beau soir, comme civet,
Apprenant ce coup fatal
Le chat crut se trouver mal

Il faisait miaou
Tristement miaou
Et les chats du voisinage
En écoutant ce langage
Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

Il faisait miaou maramia miaou
Oh ! La drôle de musique
Que font lorsqu'ils communiquent
Tous les minets et les matous

Les Frères Jacques se produisent sur scène en mêlant chant, danse, théâtre et mime. Ils sortent l'humoristique "La queue du chat" en 1948.

Les frères Jacques

En 1949, Ray Ventura et ses collégiens amusent le public avec "A la mi-août", une samba que l'on retrouve un an plus tard dans le film de Jean Boyer "Nous irons à paris".

Ray Ventura

Georges Brassens, on le sait, adorait les chats. Il les a maintes fois mentionnés dans ses textes. Je retiens ici P... de toi en 1954 et Le Testament, en 1955.

Putain de toi

En ce temps-là, je vivais dans la lune
Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus
Je semais des violettes et chantais pour des prunes
Et tendais la patte aux chats perdus

Ah ah ah ah putain de toi
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte
Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat
Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte
C'était toi, c'était toi, c'était toi

Les yeux fendus et couleur pistache
T'as posé sur mon c?ur ta patte de velours
Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

Au quatre coins de ma vie de bohème
T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
C'était toi la pluie et le beau temps

Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette
Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
Et faisais des misères à mes chats

Le comble enfin, misérable salope
Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger
T'as couru sans vergogne, et pour une escalope
Te jeter dans le lit du boucher

C'était fini, t'avais passé les bornes
Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats

Le testament

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme
Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
Mais que jamais - mort de mon âme
Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n'aie pas un atome
Une ombre de méchanceté
S'il fouett' mes chats, y a un fantôme
Qui viendra le persécuter

 

On aperçoit un des chats de Brassens dans la vidéo.

En 1969, Juliette Gréco interprète "Berceuse", un poème de Charles Cros, mis en musique par Yani Spanos.

Endormons-nous, petit chat noir.
Voici que j'ai mis l'éteignoir
Sur la chandelle.
Tu vas penser à des oiseaux
Sous bois, à de félins museaux...
Moi rêver d'elle.
Nous n'avons pas pris de café,
Et dans mon lit bien chauffé
(Qui veille pleure.)
Nous dormirons, pattes dans bras.
Pendant que tu ronronneras,
J'oublierai l'heure.
Sous tes yeux fins, appesantis,
Reluiront les oaristys
De la gouttière.
Comme chaque nuit, je croirai
La voir, qui froide a déchiré
Ma vie entière.
Et ton cauchemar sur les toits
Te diras l'horreur d'être trois
Dans une idylle.
Je subirais les yeux railleurs
De son faux cousin, et ses pleurs
De crocodile.
Si tu t'éveilles en sursaut
Griffé, mordu, tombant du haut
Du toit, moi-même
Je mourrai sous le coup félon
D'une épée au bout du bras long
Du fat qu'elle aime.
Puis hors du lit, au matin gris,
Nous chercherons, toi, des souris,
Moi, des liquides
Qui nous fassent oublier tout,
Car au fond, l'homme et le matou
Sont bien stupides.

Juliette Gréco

En 1971, Juliette Gréco chante "Je me souviens des sarabandes infernales... sur les toits de Paris" dans "Lorsque j'étais chat" (Paroles de Pierre Couret et musique d'André Popp).

Claude Nougaro, avec le très jazzy "Le chat" (1981), raconte ses démêlées avec la gente féminine.

Téléphone s'y colle aussi en 1982  sur l'album "Dure Limite" avec "Le Chat", seule chanson enregistrée avec Corinne au chant.

Dans un autre genre, Pow Wow célèbre le chat à leur façon avec... "Le Chat" (1992)

Pow Wow

Voir une vidéo de la chanson (réalisation sympa d'un amateur)

En voulant attraper un oiseau, le chat de Renaud tombe du toit dans "Le petit chat est mort" (1994). Belle chanson, beau texte.

Le Grand Orchestre du Splendid, en 2005, sort un album de reprises de Boris Vian. Sur cet album : "La danse du chat".

Ecoutez un (rapide) extrait

En 2005 toujours, Dionysos chante "La métamorphose de Mr Chat".

Vidéo visible sur you Tube

Agathe
Samba
Chat Tenerife

 

 

 

 

La passion des félins : Planète Chats - Copyright : Isa (2007)
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